Ailleurs

T'as aimé, hein? Tu ne pouvais pas t'empêcher de venir tous les jours, pour voir ce que j'avais pondu comme insanités! Tu les a lues avec déléctation mes chroniques narcissico-vitriolesques?

T'en redemandes? Arrête de trépigner... J'ai évolué tu sais, changé depuis ce mois de Novembre où j'ai ouvert ce blog. J'en ai vécu des choses, tristes ou agréables. Des cuites, des joies, des larmes, de l'amour...

Bon, je me recylce, à bientôt lecteur chéri!

Bisous, et comme dirait le plus beau des hidalgos: CHAI!

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 17:49

Modifié le vendredi 07 septembre 2007 02:32

La carotte et le bâton

La carotte et le bâton
C'était il y a une semaine déjà, et pourtant cette journée restera gravée dans ma mémoire.

C'était le vendredi 13 Juin, et ce jour revêtait une signification particulière. Dans la galaxie des dictons, des sagesses et des superstitions populaires, le vendredi 13 est le jour où tout peut arriver le malheur comme le bonheur, à croire que les 364 autres journées que constituent une année ne sont synonymes que d'un morne et profond ennui.

Pour chercher à comprendre pourquoi cette date possède un caractère symbolique, il faut ouvrir une bonne Bible, le livre saint des chréti(e)ns. Vendredi, c'est le jour saint par exellence, où pour plaire à Dieu et au Capitaine Igloo, on doit manger du poisson, et 13 c'est le nombre de convives au dernier repas de Jésus Christ, avant qu'il ne fut balancé par Judas, et qu'il exécuta par la suite son célèbre numéro de transformiste sur le mont Golgotha.

Les superstitions sont le lot d'un bon peuple, qui même s'il est instruit, et armé contre les divers obscurantismes, se plait à trembler malgré tout certains jours de l'année, comme pour combler sa morne lassitude d'éternel cocu servile.
Pour compenser l'ennui du peuple, et pour qu'il évite de trop réfléchir à sa condition, nos sociétés occidentales, qui sont à en croire nos braves philosophes républicains, à la pointe de la civilisation et du progrès, on a inventé la politique, le sport, la mode, les magazine people, le tiercé, la télévision, le Ricard, la drogue, la guerre, le racisme, la religion, le travail, le fitness, Internet, le cinéma, et bien d'autres moyens de transformer une vie courte et éphèmère en spectacle permanent d'une quelconque utilité . Je ne cherche pas à cracher dans la soupe, je vais régulièrement au cinéma, il m'arrive de boire un bon pastis devant la télévision, et le nombre d'heures que je passe sur Internet en une semaine équivaut à celui que passe un enfant indonésien en moins de temps pour fabriquer vos baskets.

Cependant, parmi tous les moyens que j'ai énoncés auparavant et qui font oublier au bon peuple sa misère, il y en a un qui s'avère redoutable et en particulier la journée du Vendredi 13 : Le Loto [/g](Lobotomie Orchestrée par des Technocrates Organisés).

Dans un bar tabac quelconque, je fais la queue dans l'espoir de m'acheter un paquet de cigarettes. Manque de pot, nous sommes le Vendredi 13 Juillet, et la Française des Jeux, experte en racket de populos, a mis aujourd'hui en jeu une importante somme qui se compte en dizaine de millions d' euros. Le bon peuple fait la queue pour aller valider sa grille aurpès d'une femme exténuée derrière sa caisse. Chose exceptionnelle, la chaleur et le soleil qui avaient tendance à déserter ce pays, sont de retour en ce jour béni des Dieux, et l'on commence à étouffer copieusement dans cet échope. Mourrir d'asphyxie dans l'espoir de récolter quelques euros, que l'on ne m'en veuille pas de pas partager les intérêts de la majorité de mes concitoyens. Je me moque bien de tous les sobriquets peu glorieux qu'ont pu m'attribuer mes proches après que je leur ai exposé selon mes termes cette aventure. "Prétencieux", "élitiste", "arrogant", si vous le voulez, mais s'il y a bien un jeu auquel je n'ai jamais participé c'est bien celui de la carotte et du bâton.

Le fric, on sait où il est, on sait où il dort, on sait qui le possède, alors s'il faut attendre le vendredi 13, pour que par le plus grand des hasards on récolte une belle somme de flouze, excusez-moi de ne pas participer à ce jeu, et de manifester un certain mépris teinté d'orgueil, envers les cocus qui en redemandent encore.

C'est déjà suffisament nul, croyez-moi braves gens, d'être addicte à la cigarette, et à Internet, pour se faire racketter une nouvelle fois de plus, tout en se faisant prendre pour le roi des Cons.

El Rizado, en mode désobéissance civile et mesquinerie facile teintée de francophobie primaire.

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 11:56

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 18:28

Temps de rêve disponible

"Ce pays n'est pas le pays du fromage, ce pays est comme un fromage. Un gros camembert qui pue avec plein d'asticots grouillants à l'intérieur. Des petits asticots bien blancs bien collabos. Heureusement pour le reste de la planète ce fromage n'est pas très grand, et ces asticots méchants et trouillards n'en sortent pas, car ils savent qu'ils seraient bien vite écrasés. La seule chose qui s'échappe un peu de ce fromage, c'est cette puanteur rance que les asticots appelent culture, et qui pue la mort.
Malheureusement pour moi, je suis né dans ce fromage et je vais certainement mourrir dedans."


Calé au fond du siège de sa voiture, Antoine a dans ses yeux comme une lueur brillante. Il fume cigarette sur cigarette, tout en augmentant le son de l'autoradio. "C'est l'incendie, le grand incendie..." La nuit a enveloppé la ville d'un manteau sombre, et les néons des lampadaires avec leur reflet orange donnent un aspect étrange aux rares chalands qui remontent les rues de cette ville de banlieue.

La pendule de la voiture indique désormais qu'il est 23h54, Antoine s'empresse de s'arrêter sur le bas-côté de la route. De sa sacoche, il sort le programme télévisé de la semaine. Oui, c'est bien ce soir que l'émission est diffuséee sur la première chaîne nationale. Il jette le journal à l'arrière de la voiture, et s'empresse de repartir. Il aurait presque oublié la programmation de ce programme si populaire, et très suivi malgré son horaire de diffusion tardive.

Antoine regagne bientôt Paris qu'il avait quittée en fin de journée pour rendre visite à une amie en banlieue. Il remonte désormais le périphérique à toute allure, il n'aimerait pas manquer le spectacle que Jean-Marc, Nathalie, Joelle, Georges, Jacques et François lui ont promis. Le jeune homme fait bien attention à ne pas manquer la sortie pour Boulogne-Billancourt. Le voilà désormais à chercher dans les rues de cette cité des Hauts de Seine une place privélégiée pour assister au spectacle. Il trépigne comme un gamin à l'idée de voir un feu d'artrifice, un vrai, avec plein de couleurs, et un bruit à vous exploser les tympans en moins de deux.

L'immense tour de verre où est inscrit en son sommet le sigle de la chaîne apparait devant lui, et Antoine se gare à présent à une centaine de mètres de celle-ci. De sa sacoche il extrait un sachet de pop-corn, et des boules quiès, par précaution. Après s'être confortablement installé, et avoir éteint l'autoradio, il met sur son visage des lunettes spéciales qu'il a dénichées chez son oncle Fernand. "Pour voir en 3D, et dans le moindre détail votre spectacle favori" indique la pochette dans lesquelles ces binocles spéciales sont contenues.

Nerveusement, il exécute un fou rire à la hauteur de sa satisfaction. Antoine se remémore ses vingt dernières années qui coincide avec l'existance de cette chaîne de télévision. Il se souvient de tout ce raccolage, de tous les moyens que cette chaîne a pu débloqués pour mettre en exergue les valeurs d'ordre, de sécurité, de mérite, de refoulement de l' étranger. "S'il y'en a qui n'aiment pas ce pays, et bien qu'ils ne se gênent pas pour le quitter", "notre vocation est de vendre du temps de cerveau humain disponible à Coca-Cola"...

Un large sourire aux lèvres, le jeune homme accroche solidement ses mains au volant, car la pendule de la voiture indique l'imminence du spectacle. Une forte détonation se fait entendre, et l'immeuble est à présent en proie à des flammes multicolores. La tour se vide de ses rares occupants, et certains regardent avec amusement ce lieu infâme en proie à la destruction.

Antoine jubile à la vue de spectacle et s'empresse de redémarrer sa voiture. Histoire de trouver un bistrot ouvert, pour fêter l'évènement.

# Posté le vendredi 29 juin 2007 10:30

Du coeur à l'outrage

Du coeur à l'outrage
Ce soir Au trabendo,

La République en a pris pour son grade et en cette période où la réaction se décomplexe aisément, ça fait comme un putain de bien.

On en avait besoin...

Merci la Rumeur


ET ENCORE PLUS FORT POUR ENCORE PLUS DE DEL-BOR.

# Posté le mercredi 06 juin 2007 18:13

Ouverture de ton fi(ll)on

Ouverture de ton fi(ll)on
Article 35 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1793 :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."


Z'attendez quoi Bordel?

Ah bah non y'a "l'ouverture"...


Merci Monsieur Kouchner. On échange son bol de riz et on va à la soupe, et tous les cons y croient.

M'en fous, moi, je suis énervé, et j'en ai marre des infos calmes, alors je prends mon briquet et je m'amuse.

SALAUDS D'PAUVRES! J'AIME PAS LA FRANCE! BERKKK!

# Posté le lundi 28 mai 2007 15:08